C'est l'usure inéluctable du cartilage avec le vieillissement articulaire, comme on peut en retrouver dans de nombreuses autres parties du corps (hanche, genou, dos...). Responsable d'une gêne douloureuse dans l'utilisation de la main, elle touche plus souvent les femmes que les hommes.
Les anciennes fractures articulaires peuvent entraîner une arthrose post-traumatique, mais elle est le plus souvent « idiopathique » c'est à dire sans cause clairement identifiée. Parfois une prédisposition familiale peut être identifiée.
On distingue la rhizarthrose (arthrose de la base du pouce) qui pose des problèmes tout à fait spécifiques, et l'arthrose digitale dont le terme correspond habituellement à l'atteinte des autres doigts.
Les 3 signes principaux sont la douleur, les déformations et l'enraidissement articulaire.
L'articulation s'use sur de nombreuses années, et les symptômes sont généralement d'intensité progressivement croissante. Au début apparaît la douleur articulaire par disparition cartilagineuse et contact direct os-os.
L'inflammation articulaire conduit à une distension progressive des ligaments et à la poussée d'excroissances osseuses périphériques (les ostéophytes), conduisant toutes deux à une déformation visible.
L'articulation se détruit progressivement et perd en mobilité, la douleur faisant perdre de la force par déconditionnement musculaire. Cette évolution de l'arthrose peut être lente et progressive, ou accompagnée de poussées inflammatoires transitoires avec gonflement articulaire et fortes douleurs.
Une simple radiographie permet de faire le diagnostic de la maladie et de son stade évolutif.
Émondage-synovectomie de l'articulation arthrosique
Arthrodèse interphalangienne par vis (ou broches)
Mise en place d'une prothèse interphalangienne proximale
Il n'y a pas de traitement préventif véritablement validé scientifiquement. Il n'y a pas non plus de relation absolue entre l'importance des destructions articulaires radiographiques et l'intensité des symptômes.
Certaines articulations peu détruites sont la cause de douleurs importantes, et à l'opposé, des arthroses radiographiques majeures sont relativement bien tolérées. Il convient alors de ne pas s'alarmer, et le traitement n'est peut-être pas obligatoire.
Lorsque les douleurs et la gêne s'accentuent, un traitement par orthèses et antalgiques est initialement proposé.
Des anti-inflammatoires peuvent aider à passer le cap d'une poussée douloureuse, mais il faut éviter un traitement trop fort ou trop long.
Si le traitement médical ne suffit plus, une chirurgie peut être à discuter. Le type d'intervention dépend de l'articulation en cause et de l'importance de la gêne fonctionnelle.
Votre médecin et votre chirurgien sont vos meilleurs conseillers lors du choix du traitement.
L'intervention se déroule sous anesthésie loco-régionale. En fonction du geste chirurgical pratiqué et du nombre d'articulations traitées simultanément, l'hospitalisation peut être soit ambulatoire, soit de quelques jours (2-3j).
La mobilisation précoce des doigts est ensuite encouragée avec parfois quelques séances de kinésithérapie. La cicatrisation de la peau nécessite 15 jours à 3 semaines de pansements et de prudence, la main étant souvent rapidement utilisable dans les activités légères.
L'efficacité sur les douleurs est généralement très satisfaisante, améliorant la fonction de la main. L'augmentation de la mobilité, de la force et le traitement des déformations est beaucoup plus rare.
Non bien sûr. Bien qu'étant une procédure codifiée, courante et maîtrisée, le risque existe, comme pour toute chirurgie, même si les complications sont rares.
On retrouve principalement et même si toutes les précautions sont prises :
Il n'y a pas de risque grave à ne pas traiter l'arthrose. Cependant, l'arthrose poursuivant son œuvre, la douleur, les déformations et la gêne s'accentuent, autant que la fonction de la main se détériore.
Nos spécialistes évaluent votre situation et vous proposent le traitement adapté.
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