Fractures des phalanges et des métacarpiens
Les fractures des doigts et de la main sont fréquentes et surviennent lors de traumatismes variés : chute, choc direct, accident de sport, accident de travail. Une fracture mal traitée peut entraîner des séquelles fonctionnelles importantes (raideur, douleur, trouble de la rotation).
⚠️ Objectif : Récupération fonctionnelle optimale en évitant raideurs et douleurs
Il s'agit d'une rupture de la continuité d'un os du doigt (phalange) ou de la paume de la main (métacarpien). Ces fractures sont fréquentes et surviennent lors de traumatismes variés : chute, choc direct, accident de sport, accident de travail...
La fonction de la main résulte de la combinaison de la structure osseuse, de la stabilité ligamentaire et de la puissance musculaire. Une fracture mal traitée peut entraîner des séquelles fonctionnelles importantes (raideur, douleur, trouble de la rotation).
Les signes principaux sont la douleur, le gonflement, parfois une déformation visible du doigt. Un signe important à rechercher est le trouble de rotation : lorsque le patient ferme le poing, les doigts doivent normalement converger vers l'éminence thénar. Un chevauchement ou une déviation d'un doigt traduit un déplacement qui nécessite souvent un traitement chirurgical.
Le diagnostic est confirmé par des radiographies.
Plusieurs paramètres entrent en compte pour la décision de traitement, comme le type de fracture, son déplacement, sa stabilité, le doigt atteint, l'activité professionnelle et l'âge du patient.
Il est possible dans certains types de fractures si :
Il est nécessaire en cas de :
Le principe chirurgical est de réduire la fracture (remettre l'os en bonne position) et de la fixer par des broches, des vis ou des plaques, afin de permettre une mobilisation précoce.
Quel que soit le traitement, un suivi régulier est nécessaire pour dépister un éventuel déplacement secondaire, une infection ou un syndrome de loge. Un contrôle radiographique régulier est réalisé, en particulier dans les 3 premières semaines.
La rééducation est essentielle pour prévenir la raideur, qui est la principale séquelle des fractures des doigts. La mobilisation précoce, dès que la stabilité de la fracture le permet, est le meilleur moyen de la prévenir.
Non, bien sûr. Des complications peuvent survenir :
Principale séquelle. Sa prévention repose sur la mobilisation précoce et la rééducation adaptée.
Le doigt ne participe plus aux mouvements de la main. Nécessite une rééducation intensive.
Consolidation en mauvaise position, pouvant entraîner un trouble de rotation ou une gêne fonctionnelle.
Absence de consolidation osseuse.
L'infection (surtout en cas de fracture ouverte), l'algodystrophie, les difficultés de cicatrisation.
Le risque est la consolidation en mauvaise position (cal vicieux) avec un trouble de rotation du doigt, une raideur articulaire, des douleurs chroniques, et une gêne fonctionnelle pouvant nécessiter une chirurgie correctrice secondaire, plus complexe et aux résultats plus aléatoires.
Une prise en charge rapide et adaptée est essentielle pour éviter les séquelles fonctionnelles.
Urgence vitale : 112 | Secrétariat : +352 24 68 41 41
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